Articles de presse


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Le Trophée Centre Morbihan conserve son auréole mondiale

Le Trophée Centre Morbihan conserve son auréole mondiale

Ouest France du 26 novembre 2013

Magazine / Presse écrite

Le Trophée Centre Morbihan (TCM) conserve son label Coupe des nations, juniors, de l'Union cycliste internationale (UCI). Les 24 et 25 mai 2014, l'épreuve bénéficiera à nouveau de cette auréole mondiale décrochée en 2013.

Pluvigner et Colpo

Les trois étapes ont été présentées, vendredi, par Gabriel Berthelot, président du TCM. Le départ sera donné de Pluvigner avec une arrivée à Brec'h, le samedi 24 mai. Le traditionnel contre-la-montre individuel de 7,5 km de la matinée du dimanche est maintenu entre Réguiny et Naizin, et la 3e étape, l'après-midi, se disputera entre Colpo et Locminé. Dans ce schéma, deux hommages seront rendus à d'anciens champions cyclistes morbihannais. À Malachappe, en Pluvigner, au pays de Jean-Marie Goasmat (1913-2006) et à Colpo où fut licencié et où est décédé le Monastérien Job Morvan (1924-1999).

153 000 € de budget

En prenant ce galon UCI, le Trophée Centre Morbihan, remporté en août dernier par le Néerlandais Mathieu Van Der Poel qui deviendra champion du Monde junior quelques semaines plus tard à Florence (Italie), voit aussi son budget s'envoler. Pour l'édition 2013, c'est un total de 158 000 € qui a été nécessaire, pour un total de recettes de 152 000 €. Soit un déficit de 6 000 €. Gabriel Berthelot, qui place la barre à 153 000 € pour la prochaine édition, ne s'en effraie pas.

« Cette année, nous avons dû investir pour des équipements logistiques qui nous serviront à nouveau et que nous avons planifiés sur cinq ans. Il n'y a aucune inquiétude pour la trésorerie. »D'autant plus que le conseiller général, Gérard Lorgeoux, présent à cette assemblée générale, a annoncé « un possible soutien supplémentaire du conseil général. Mais attention quand même. Les aides suivent pour l'instant, mais j'ai peur que ça ne dure pas... ! »

Parallèlement, un troisième loto aidera la trésorerie, essentiellement soutenue par les partenaires (95 000 €), les participations des villes départs et arrivées, et les aides publiques.

Vingt équipes au départ

L'édition 2014 restera dans cette formule. Par contre, la coupe des nations UCI 2014 se disputera sur sept épreuves en France (deux épreuves avec Paris-Roubaix, junior et le TCM), Croatie, République tchèque, Allemagne, Luxembourg et Canada. La présentation du TCM aura lieu la veille du départ, le vendredi 23 mai, à Locminé.

La France repasse en tête

La France repasse en tête

La France Cycliste

Magazine / Presse écrite
Van Der Poel n\'a pas tremblé

Van Der Poel n\'a pas tremblé

Le Télégramme du 5 août 2013

Magazine / Presse écrite

Malgré le splendide baroud d'honneur de l'équipe de France, le mot de la fin est revenu comme prévu au solide Mathieu Van Der Poel, qui a maîtrisé presque à sa guise une dernière étape marquée par de multiples rebondissements.

 

Le test chronométré, hier matin, a été remporté haut la main par Rémi Cavagna, troisième, rappelons-le, du championnat d'Europe. « En venant ici, c'était mon objectif. Tout de suite j'ai compris que j'étais dans l'allure. Le vent et les deux principales difficultés du parcours m'ont facilité la tâche ». Remonté au troisième rang du général, à 22'' du leader, le poulain de Samuel Monnerais devenait effectivement une menace pour le maillot jaune. D'autant que dans son sillage figurait Gesbert, crédité, lui, d'un retard de 51''. Rien d'insurmontable donc pour des Tricolores remontés comme des pendules avant la pause du midi. De son côté, Mathieu Van Der Poel, très serein, avait conscience d'avoir fait un pas important vers la victoire : « Cinquième, c'est parfait. Au temps, j'ai limité la casse et j'ai creusé les écarts avec Riabushenko. Depuis bien longtemps, je n'avais pas effectué de préparation spécifique sur le contre-la-montre. Pour le reste, j'ai la certitude de pouvoir compter sur une équipe très solide. Je n'ai donc pas à m'inquiéter de quoi que ce soit ».

Le panache de Gesbert

Sûr de lui avant de rejoindre Locminé, le Néerlandais a cependant connu quelques sueurs froides à cause de ces trublions de Français, décidés coûte que coûte à renverser la vapeur. Dans la côte mythique de Cadoudal, les Bretons Journiaux et Gesbert dirigeaient la manoeuvre en compagnie de l'Allemand Subemilch. Dans la poursuite, le solide édifice « orange » s'est effrité. Le travail de sape commençait à porter ses fruits en dépit d'un regroupement général. On le constatait un peu plus tard sur le circuit final quand Gesbert, bien soutenu par le Canadien Lapointe, avait réussi à détrôner Van Der Poel de son piédestal pour trois petites secondes. Hélas pour le Costarmorcain, à 25 bornes du but, la banderole était encore trop éloignée face à une meute emmenée par des Norvégiens qui avaient jeté leur dévolu sur l'ultime volet. Un bonheur pour Van Der Poel, ravi, ô combien, de ce soutien spontané et inespéré. « C'était de plus en plus difficile à contrôler car mes camarades avaient donné ce qu'ils pouvaient. J'étais renseigné sur les écarts creusés par Gesbert. Je n'ai pas paniqué mais j'étais bien content d'avoir des alliés de circonstance ».

La France récompensée

Un coup d'épée dans l'eau en somme pour les auteurs de la chasse, surpris par une accélération bien involontaire de Fabre qui voulait préparer le sprint pour Bonnamour ou Cavagna. Dans son sillage, Martingil, le Portugais, et le Norvégien Skaarseth étaient incapables de remonter le Français (junior 1re année) dans l'ultime ligne droite. « Je ne m'y attendais pas car le sprint n'est pas vraiment mon point fort. Quand on a fait le trou, je n'ai pas roulé car j'ai toujours espéré un retour. Il faut croire que j'étais transcendé par le maillot de l'équipe de France », commentait Etienne Fabre. Jamais deux sans trois, en définitive, pour le groupe drivé par Samuel Monnerais qui s'emparait de la première place de la Coupe des Nations avant le Mondial de Florence.

David Lappartient décerne une bonne note à l'épreuve

David Lappartient décerne une bonne note à l'épreuve

Ouest France du 5 août 2013

Magazine / Presse écrite

Le Sarzeautin David Lappartient, président de la Fédération française de cyclisme (FFC), était bien entendu présent, dimanche à Locminé pour la finale de la coupe des nations. Un président heureux de voir l'équipe nationale décrocher cette coupe. « Ce sont les grands noms du cyclisme de demain. Et s'il n'y avait pas un gros écart avec le Danemark au départ, il fallait le combler. Nos jeunes tricolores ont su le faire et s'imposer. Ça me fait aussi plaisir de voir que les Bretons sont très bien représentés dans cette équipe tricolore. »

David Lappartient décerne lui aussi une bonne note aux dirigeants du Trophée Centre Morbihan. « C'est un comité compétent qui marche au savoir-faire dans une excellente ambiance avec un bon et jeune capitaine à sa tête. Ce qui veut dire qu'on ne se pose pas de question sur l'avenir de cette épreuve. » Gabriel Berthelot et son équipe décrocheront-ils une seconde coupe des nations l'an prochain ? « C'est trop tôt pour le dire. Mais ce que je peux affirmer est que Gaby et les siens ont démontré toutes leurs capacités pour retrouver ce label international ! »

A Fabre l'étape, à van der Poel le maillot jaune

A Fabre l'étape, à van der Poel le maillot jaune

Ouest France du 05 août 2013

Magazine / Presse écrite

Au terme d'un sprint final acharné, le jeune français Etienne Fabre a remportéla troisième et dernière étape du TCM. Mathieu van der Poel s'offre la victoire finale.


On a longtemps cru que la Bretagne serait à l'honneur lors de la troisième et dernière étape du Trophée Centre Morbihan, avec une victoire qui tendait les bras à Élie Gesbert. Mais le destin, ou plutôt une erreur de communication, en a voulu autrement. Car le jeune coureur breton a longtemps cru s'imposer à Locminé. Alors qu'il restait encore un ultime tour de circuit final (7,2 km), Gesbert pensait en avoir terminé et s'imposer en héros dans sa Bretagne natale. Oui mais non.

En réalité, il restait encore un tour à effectuer pour enfin célébrer cette victoire. Le tour de trop. Celui qui l'aura vu se faire rattraper par le peloton. « J'étais sûr de gagner puisque je pensais qu'il ne me restait qu'un seul tour, et ce n'est qu'à 200 mètres de la ligne que j'ai su qu'il y en avait encore un à faire... confie Gesbert, la mine basse. Heureusement Etienne gagne, mais je suis quand même très frustré... »

Le maillot jaune a douté

Car cette dernière étape du TCM aura en effet consacré un autre tricolore en la personne du junior première année Etienne Fabre. Un succès, au sprint, qu'il n'imaginait pas lui-même : « C'est un truc de fou ! Je n'y croyais pas. Finir comme ça, avec tout le monde qu'il y avait à l'arrivée, c'est incroyable. Quand je lève les bras après la ligne, j'hallucine », explique-t-il les yeux illuminés de bonheur. « J'avais un peu la pression, car je suis sorti alors que ça ne devait pas être à moi de le faire, je me disais au fond de moi : « Tu n'as pas le droit de la rater. Mais avec ce public, le bruit qu'il faisait, ça donne des ailes ! C'est une belle victoire », conclue-t-il encore tout retourné.

Cette étape, à la différence d'hier, n'a pas ou peu laissé la place aux échappées. Avec un peloton resserré et très rouleur (39,8 km/h de moyenne), rares sont ceux qui se sont osés à sortir du lot. Si ce n'est le malheureux Gesbert. Car avant cet étrange épilogue un brin loufoque, le Français laissait croire en une victoire d'étape, voire même en une victoire finale. « Gesbert est parti vite. Il avait 55 secondes d'avance, donc le maillot jaune virtuel, à ce moment-là j'ai eu peur. Je n'avais plus d'équipiers pour rouler, et les Français ont été très forts collectivement », avoue bien volontiers le maillot jaune Mathieu van der Poel. J'ai eu de la chance que les Norvégiens veuillent rouler pour le sprint ».

Abandonné par une équipe hollandaise en difficulté, le petit-fils de Raymond Poulidor a profité de l'aide de la Norvège pour revenir en tête de peloton et limiter les dégâts. Au final, ce grand espoir du cyclisme remporte cette édition 2013 du Trophée Centre Morbihan. De son côté, le Biélorusse Aleksandr Riabushenko, qui s'est révélé aux yeux de tous hier en terminant 2e, a couru pour garder ses maillots de meilleur grimpeur et de meilleur sprinteur. Belle performance pour quelqu'un qui était arrivé dans le Morbihan dans l'anonymat le plus total. Ces deux jours de courses auront été fort en émotion, devant un public breton ravi par le spectacle. Le TCM referme ses portes, avec des images plein la tête.

Aymeric LE GALL.

L'équipe de France de Cavagna prend le pouvoir

L'équipe de France de Cavagna prend le pouvoir

Ouest France du 05 août 2013

Magazine / Presse écrite

Au-delà des beaux numéros d'Etienne Fabre et d'Elie Gesbert, c'est l'ensemble de l'équipe de France qui a marqué la compétition de son empreinte. Et alors que pour la première fois le TCM fait partie de la coupe des Nations, les Français en ont profité pour s'emparer de la tête au détriment du Danemark.

Annoncés grand favoris, les Danois n'ont rien montré. « Il ne faut pas se leurrer, ce n'était pas la bonne équipe du Danemark », admet le directeur sportif des Bleus, Samuel Monnerais. « Cela garde tout de même une certaine portée. On prouve ainsi la bonne politique de formation en France ».

Si la France s'est classée deuxième de cette épreuve derrière les Pays-Bas, elle le doit surtout à Rémi Cavagna, qui finit le Trophée Centre Morbihan à une belle troisième place. Après avoir fini troisième de la première étape samedi, il a réalisé une véritable démonstration lors du contre-la-montre hier matin. Entre Réguigny et Naizin, il a bouclé un parcours vallonné de 7,2 kilomètres en 9'28''32, relégant son plus proche adversaire, le Néerlandais Sam Oomen, à 12 secondes.

Un écart conséquent pour un trajet si court. Il a ainsi pu effacer quelque peu la déception du champion d'Europe junior Franck Bonnamour, qui a terminé le chrono à 1'38'' de son coéquipier. « J'ai gagné le chrono et c'était mon objectif », a affirmé le médaillé de bronze des derniers championnats d'Europe, même s'il ne pouvait esquiver une légère déception. « J'aurais aimé faire mieux au classement général mais c'était difficile ».

Il faut dire que, comme Samuel Monnerais le concédait avec fair-play, « ce n'était pas n'importe qui devant ». Mathieu van der Poel et Aleksandr Riabushenko ont impressionné tout le monde. Mais Rémi Cavagna et l'équipe de France ont également montré l'étendue de leur talent.

Jérôme DECOSTER.


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